Député

7ème circonscription des Hauts-de-Seine
Garches - Rueil-Malmaison - Saint-Cloud

En séance publique

Vous êtes nombreux à m’interroger sur mon vote concernant l’amendement n°1570 du projet de loi « EGAlim » sur l’agriculture concernant l’inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate.

Ma position sur la question est très claire, c’est celle du groupe La République en Marche.

Le glyphosate est classé « cancérogène probable » par l’Organisation Mondiale de la Santé, et il s’agit du seul produit de ce type encore légal en France. Son interdiction constitue un enjeu fondamental de santé publique et de respect de l’environnement.

L’engagement de la France sur la question ne saurait être remis en cause, puisque c’est la position présidentielle qui a permis de diminuer la prolongation de la licence européenne du glyphosate de 10 à 5 ans.

Suite au vote défavorable des Etats membres sur l’interdiction du glyphosate, le Président de la République Emmanuel Macron s’est engagé à ce que la France cesse son utilisation d’ici 3 ans.  

Et nous respecterons cet engagement.    

Je tiens à signaler cependant que l’amendement sur lequel vous m’interrogez ne visait pas à interdire le glyphosate, mais à inscrire cette interdiction dans la loi.

Contrairement aux informations qui circulent dans la presse et sur les réseaux sociaux, l’Assemblée nationale n’a donc pas voté contre l’interdiction du glyphosate, mais contre son inscription dans la loi.

Le groupe s’y est opposé afin d’éviter une superposition de normes françaises et européennes. Et l’inscription dans la loi serait inutile, car nous respectons notre parole, même si certains ne le comprennent pas et sont sceptiques, comme ils étaient sceptiques il y a un an sur notre capacité à tenir les engagements de campagne d’Emmanuel Macron.

Toutefois, le ministre de l’Agriculture, M. Stéphane Travert, a annoncé qu’une commission serait créée pour évaluer l’évolution des recherches sur les alternatives au glyphosate.

De plus, une mission parlementaire composée de représentants de tous les groupes sera créée pour s’assurer de la progression des travaux nécessaires.

Le Président de la République a précisé que si trop peu de progrès étaient réalisés dans le domaine d’ici un à deux ans, il serait tout à fait possible que cet objectif soit alors inscrit dans la loi.

 

Jacques Marilossian

 

P.S. : Je n’étais pas en séance lors de la présentation de cet amendement. En effet, le travail parlementaire ne se résume pas à la seule présence en hémicycle, mais également au travail en commission, à la communication publique, à la préparation de rapports, au lien avec la circonscription. C’est pour cela que les groupes parlementaires adoptent un système de rotation afin de garantir l’équilibre des forces en présence en hémicycle.

Cependant, le groupe La République En Marche (LREM) s’est le plus mobilisé sur la question, puisque 54 députés du groupe étaient présents en hémicycle lors du vote ainsi que 6 députés du groupe du Mouvement Démocrate (MoDem), contre 7 députés du groupe UDI, Agir et Indépendants, 15 députés Les Républicains (LR), 1 député La France Insoumise (LFI), 1 député Nouvelle Gauche (PS) et 1 député de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR).


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